Sages comme des images

21 décembre 2012

The End

Après quatorze semaines d'un semestre riche en rebondissements palpitants — une fois, notamment, une étudiante (ou un, allez savoir) a oublié de nous rendre le petit raccord du beamer, il faut savoir réussir sa sortie.

Surtout que, dans leur grande mansuétude qui est plutôt à interpréter comme l'expression d'une négligence coupable, voire d'une incompétence crasse, mais cela, les heures à venir l'attesteront ou non, les Mayas ont totalement oublié de s'occuper du calendrier académique de la faculté des Lettres, préférant batifoler dans le Calendrier Solaire, Global, Cataclysmique et Majusculaire. Je me permets donc de prendre à mon compte la prophétie que voici: je suis au regret de vous annoncer que le 21 décembre 2012 coïncidera avec la fin du Semestre d'Automne, et toutes les infrastructures universitaires, chauffage, serrures, diathèque, petits raccords du beamer, seront inopérantes et dévastées jusqu'au 7 janvier prochain, date à lquelle s'amorcera un nouveau Cycle qui nous mènera au Semestre de Printemps. Prenez donc votre mal en patience, piaffants étourneaux, le temps que vos documentalistes attitrés se régénèrent.

En attendant, nous sommes toujours sans nouvelles du petit raccord de beamer. Si jamais, merci de bien vouloir.


(Ah oui et au fait: belles Fêtes et belles vacances à toutes et à tous!)

 

 

 

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10 décembre 2012

Idée cadeau pour la Noël

 

 

 

C'était, ce fut, ç'a été la fête de Noël de Saint-Nicolas de la section. Chouettos comme il se doit, bien bien oui oui, mais maintenant c'est fait et s'agit de pas perdre le rythme bicôse dans deux semaines crac, on y est, on sera, on y était, à Noël. Donc cadeaux, donc biscuits, donc ouvertures nocturnes et haine du prochain, donc emballage cadeau et frisottis de ruban.

Mais vous dans tout ça? y avez vous seulement pensé, à ce qui ferait votre suprême bonheur? Eh bien je n'en sais rien. Mais dans la panoplie de l'étudiant·e décontracté·e, après la clef usb qui pèse à présent dix balles les 8 Go (pasqu'on en voit encore, des 256 Mo, et on ricane, sachez-le!), je signale à l'intention de qui voudra que le fameux petit raccord/câble/adaptateur/branchement/truc (au moins autant de termes que pour neige en inuit, c'est dire si la chose est incontournable), que ce petit bidule donc, ne coûte pas cher, vous accompagnera longtemps, vous soulagera parfois du stress de la course à la diathèque, que même que vous pouvez y coller votre nom ou une hipstererie d'autocollant, tout ça. Alors sur la liste de cadeaux, ça en jette moins qu'un ipad maxi, mini ou medium, mais comme c'est pour les études, on vous l'offrira en bonus.

Nous, on continuera à vous en fournir, n'ayez crainte; je dis juste ça comme ça…

 

 

 

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28 novembre 2012

On arrivera tous en même temps à Noël

Un semestre sans message sur ce blogue peut signifier maintes choses, allez savoir: Semestre sans histoire? semestre surchargé? semestre sabbatique? panne d'inspiration, de clavier, d'oreiller? Qu'importe, toujours est-il que les événements se précipitent avec le délicat tapage d'une charge d'éléphants sur le vert gazon anthropolien; bigre Noël approche, et la fin du semestre, et les tests de validation, et les examens, et le bec velu de la tante Aglaé, et dire qu'on a encore toutes ces images à annoter dans dilps, mais dieu merci là n'est pas le propos.

Le propos est ici: le vendredi 7 décembre, votre section favorite parmi toutes vos (deux) branches — celle d'histoire de l'art, donc — organise son annuelle fête de Noël, qui cette année prend des airs de Saint-Nicolas en musardant en début de mois. Prenez grand soin de réserver la date et d'affluer à la Maison Blanche (avenue de Tivoli 28), qui est la jolie maison aux contrevents à rayures rouges et blanches que vous apercevriez entre Vigie et Montelly si vous n'étiez pas en train (en métro) de lire votre 20 Minutes. Posez ce journal. Maintenant. Voilà. Collez le nez à la vitre. Non. Posez cet iphone. L'autre vitre. La vitre du tsol. Voilà. Hop. L'avez vue, la maison? Bien. C'est là, donc.

C'est à 18 heures. Apportez à boire, apportez à manger. Car on mangera et boira. Et regardera un film, peut-être. Et dansera. Et conversera convivialement & confraternellement, dans la Grande Communion de l'Art et de Noël et des Etudiants et des Enseignants et du Personnel Administratif et Technique et Scientifique.

Youpla boum donc, et au plaisir.

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18 septembre 2012

Tour de chauffe

Le tsol est plein, la cafétéria est pleine, la Banane est pleine, l'agenda est plein, le programme des cours est plein, les étudiants sont plein, la coupe est pleine. Quelque chose me dit que ce serait la rentrée que ça ne m'étonnerait qu'à moitié.
Mais rentrez chez vous, fuyez, pauvres fous! Les cours de Lettres ne commencent que la semaine prochaine, et pour une fois que votre Faculté est fidèle à sa réputation, ne la contredisez pas!
Mais bon, puisque vous êtes là, profitez-en pour apprendre quelque chose, et donc ruez-vous vers les séances de présentation, qui sont le premier événement incontournable d'un semestre qui, à n'en pas douter, en comptera maints. Et donc:
 
Présentation du Master en histoire de l'art: 18 septembre, 15h00-15h45 (Grange)
Présentation de la Propédeutique et Bachelor 2e partie: 18 septembre, 15h45-17h00 (Grange)
Présentation de la Spécialisation en Sciences historiques de la culture: 21 septembre, 13h15 (Anthropole 3059)
Présentation de la Spécialisation en Histoire de l'art régional: 21 septembre, 13h45 (Anthropole 3059)
Toute bonne rentrée à toutes et à tous!

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09 juillet 2012

Vacanciers, vacancières, unissez-vous

Il y a des images qui poussent à la mélancolie: essayez de vous représenter les couloirs vides d'un musée durant la nuit, l'appel d'un chamois sans personne pour l'entendre, la solitude des eaux au centre de l'Atlantique, une glace Ben & Jerry's fondant dans un congélateur débranché à l'insu de toute cuillère, et dites-moi que vous ne ressentez pas en vous ce tiraillement de l'estomac qui s'apparente à un double noeud de cabestan — impossible à défaire à moins de tirer sur l'appendice.

Poursuivons l'expérience, aussi insoutenable que cela puisse être, et figurons-nous à présent le tableau suivant: vous êtes étendu·e sur un linge de bain Option Musique, au bord de la piscine turquoise d'un hôtel tropical, sirotant à gorgées languides une mojipiriña coco-papaye qu'abrite des guêpes un petit parasol de papier rose. Dans le verre perlé de goutelettes tintinnabulent des glaçons reflétant sur leur surface luisante les corps bronzés d'éphèbes et de nymphettes vêtu·e·s de kinis roses assortis au petit parasol de papier fiché dans votre cocktail. Vous êtes baigné·e de lumière, de clapotis et de reggaeton, la douceur se contraste sous vos verres fumés.
Et là, soudain, on ne sait pourquoi, s'immisce en vous la pensée parasite d'un homme à lunettes lourdement vêtu suant à grosses gouttes, assis à un bureau, croupissant derrière des fenêtres sales dans la solitude étouffante d'un bâtiment universitaire. Cet homme est en train de recadrer la trente-neuvième reproduction des cartons originaux pour les cartouches ornant les lambris du Cabinet de la duchesse de Germain-Pratou et illustrant les nonante-cinq Tableaux champêtres de Donatien Brouchalot (1689-1754), et la seule nymphette à son horizon est l'Allégorie de la Piété outragée sous les traits de la marquise de Taillé-Greubon (84 ans et kilogrammes). Cela fait trois jours qu'il n'a parlé à personne hormis un sécuritas moustachu, tandis que vous échangiez la plus langoureuse des conversations avec Paolo et/ou Samantha.
Cette image mentale suffit à instiller immédiatement en vous un malaise, et soudain votre caïpito grenade-carambole vous semble tièdasse.

C'est ainsi que pour préserver la quiétude de vos vacances, la diathèque prend les siennes. Elle sera donc close du 17 juillet au 14 août. Dansez un slow pour nous avec Paolo et/ou Samantha.

 

 

 

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04 juin 2012

Pas de repos pour les braves

Paraîtrait que les cours sont terminés. Paraîtrait qu'il fait beau. Paraîtrait que ce sont les vacances. Paraît très peu probable.

Pris dans le flux impétueux des tests, des prétests, des prétextes, affairés à clouer vos affaires sur une table de la bibliothèque, montant et descendant les escaliers selon les imprévus du tu descends prendre un café non j'en remonte ah mais moi je descends si tu veux oui mais alors juste un quart d'heure après j'ai promis à Gwyneth de monter fumer une clope avant de redescendre, calligraphiant les bibliographies de vos dossiers d'examens, tendant des pièges à loups autour des ouvrages en référence, grillant clopes feux rouges et cervelas pour faire honneur à la saison, redoutant à chaque ouverture de meyle celui d'un coséminariste en mal de synthèse, d'un enseignant en mal de délai, d'une diathèque en mal de validation, vous avez laissé le flot vous submerger ces derniers jours mais là c'est décidé, vous vous dressez comme un seul ho·fe·mme et vous tapez du poing sur la table en proclamant que c'est décidé, je vais aller les annoter, ces images, je vais les faire, ces scans, je vais les offrir, ces chocolats, mais là soudain le doute s'empare de vous et vous songez mais mais mais mais si je suis en vacances, si les cours sont finis, sans doute la diathèque a-t-elle plié scanners et s'en est-elle allée sous d'autres cieux derrière une porte close et vous sentez insidieuse la panique s'insinuer en vous et déjà vous perdez espoir mais non, non, non, soyez sans crainte, vos espoirs ne furent pas vains, votre coeur avait raison:

La diathèque reste ouverte selon l'horaire habituel durant ce mois de juin, et ce jusqu'à nouvel avis et preuve du contraire.

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23 avril 2012

Deux nouveautés nouvelles

Toujours dans la série "pourquoi bégayer nos actions et faire à double ce qu'on eût pu faire à simple", qui mène à des aberrations comme le double-clic, le double album de Florent Pagny ou le double saut périlleux arrière (avec les heureuses exceptions que constituent l'arc doubleau, la crème double et les oreilles), la diathèque fait plancher ses développeurs sur de nouveaux outils deux fois plus fourmidoubles:

– Lors de la création d'un fichier Zip ou PowerPoint depuis le Panier, il ne sera dorénavant plus nécessaire de cliquer deux fois pour télécharger un fichier (une fois sur exporter puis la deuxième sur télécharger), mais une seule fois sur exporter, le téléchargement étant lancé automatiquement.

– Sur les fiches individuelles, les options de téléchargement sont réduites à deux : "Télécharger l'image" et "Télécharger avec la légende". Dans le second cas, un fichier Zip est créé avec l'image et un fichier de légende en html.

Deux bises.

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14 mars 2012

C'est la base!

Les banques nous arnaquent, nous escroquent, c'est bien connu, c'est tout magouille et compagnie, mais il est une heureuse exception qui échappe à la règle, c'est une banque oui, mais une banque d'images — non, pas une banque d'images: votre banque d'images. Dilps quoi.

Découvrez dès maintenant les nouveaux outils dilpsiens, mitonnés à votre attention:

1° En ces temps où nous cherchons tous à en perdre le moins possible (du temps), il est de bon aloi de simplifier les opérations nécessaires, et de les réduire à leur plus minimale expression. Ainsi, pourquoi sauter par dessus les haies quand on peut aller tout droit, pourquoi envoyer un meyle pour avertir qu'on a envoyé un sms qui signalait un message sur facebouque quand on peut envoyer directement un pigeon, pourquoi s'imposer de faire la vaisselle pour resalir immédiatement les assiettes, pourquoi passer par la case départ avant d'aller en prison, pourquoi écouter le disque de Justin Bieber avant de le jeter, pourquoi s'évertuer à finir un bachelor alors que ce qu'on veut, c'est le master, bref, à bas les étapes intermédiaires.

Grâce à l'outil ci-dessous, vous pouvez glisser directement votre image dans un powerpoint ou un document word, sans avoir besoin de la préalablement télécharger.


2° Vous pouvez dorénavant trier les résultats de votre recherche, par auteur, par lieu ou par date, grâce au menu déroulant situé à gauche de la page (le tri par date peut parfois donner des résultats surprenants, surtout en raison des imprécisions moyennâgesques — allez savoir où ranger ixe-bâton-vé). Voyez que ça vaut la peine d'être précis lors de vos annotations, chères et chers lectrices et teurs!

 

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12 mars 2012

Comment tu t'appelles?

Cinoc, qui avait alors une cinquantaine d'années, exerçait un curieux métier. Comme il le disait lui-même, il était "tueur de mots" : il travaillait à la mise à jour des dictionnaires Larousse. Mais alors que d'autres rédacteurs étaient à la recherche de mots et de sens nouveaux, lui devait, pour leur faire de la place, éliminer tous les mots et tous les sens tombés en désuétude. (Perec, La vie mode d'emploi)

La diathèque a-t-elle besoin d'un Cinoc? La question flottaille de temps en temps, ballotte sur sa vague et replonge pour six mois. Parce que pour les jeunes, c'est certain, le mot diathèque n'évoque plus rien, qu'i disent, rien de rien, et ne saurait de ce fait persister, étant entendu que tout doit faire sens et en avoir un, à l'ère de l'update hebdomadaire. Vous utilisez la version 2.3.0 de la diathèque; celle-ci n'est pas compatible avec votre système d'étude. Voulez-vous procéder immédiatement à une mise à jour? Plus de diapo, plus de diapothèque. Soit. Serons-nous les premiers de la longue série d'extinctions qui mènera de discothèque à bibliothèque, après avoir déjà dégommé l'australopithèque? Voulons-nous des emmpétroithèques, des tablettothèques? les mots doivent-ils renvoyer exclusivement à ce qu'ils désignent, là, maintenant, aujourd'hui?

Sondage express: que ceux qui ignorent ce qu'est une diapositive lèvent la main. La fraîche et juvénile Lorie n'a-t-elle pas chanté Diapositive attitude? Alors bon, on garde diathèque ou non? Que ceux qui veulent changer le nom lèvent la main. Et on remplace par quoi? pour certains, le terme idoine est iconothèque. Vous êtes d'accord? levez la main (ça commence à devenir difficile pour certains).

J'épluche mon dictionnaire étymologique sous image: icono–, bof, imago-, bof, idolo-, hem, phantasmo-, hum. Des synonymes à thèque? des mots-valises, numérotron, scannopôle, dilpsonef? Espace Philippe Junod, Espace Pascal Rousseau, Espace Marcel Grandjean? Tu fais quoi dans la vie? Je suis diathécaire, je suis iconothécaire, je suis scanneur, je suis gardien d'images, je suis chargé de documentation iconographique à l'Espace Gaëtan Cassina de l'Université de Lausanne, ah, et c'est intéressant comme boulot? ah, tu scannes des diapositives, quoi? ah, tu es bibliothécaire? ah, mais ça consiste en quoi en résumé? non, non non non non.

Vous pouvez baisser les mains. Prenez plutôt un papier, et envoyez vos idées, vos trouvailles, vos désirs, vos rêves, vos goûts et dégoûts. Changer un nom obsolète et périmé, conserver un terme familier et témoin d'une histoire, dites-nous tout, et gagnez peut-être le droit, Adam·e moderne, de nommer un espace vierge.

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02 décembre 2011

Plant in progress

On connaît mal l'histoire de l'orchidée qui trône (le mot est un peu fort, mais croupit ne lui ferait pas plaisir) à la diathèque depuis un an et demi. Elle n'a pas l'air bien gaillarde, on vous l'accorde volontiers, mais c'est oublier qu'elle fut laissée pour morte dans un caniveau bureau d'enseignant·e, affectant la forme (l'orchidée, pas l'enseignant·e) d'un petit tas de feuilles mortes. C'était pas joli à voir, et pourtant j'en ai vu, des plantes mortes, christi.

L'amateur de plantes vertes souffre parfois de méconsidération auprès d'une partie de la société. On ricana de voir le diathécaire bichonner sa bouture à coups de bains, de vaporisation et de paroles attentionnées, alors qu'on eût trouvé pire chou qu'il bouturât son bichon, un chaton ou un lapinou, mais que voulez-vous, le monde est ainsi fait.

Du temps passa. Passablement. La morte stagnait. Timidement elle poussait parfois une feuille, poussivement, avec effort. Vie et subséquemment espoir. Le diathécaire cultivait candidement son jardin. On ricanait moins, par lassitude.

Et paf. La semaine dernière, l'autre, là, elle se décide enfin; elle nous fait une tige. Fin novembre. Une rebelle, je vous dit. Une résurrection, ça vous forge la caractère; ça vous incite à l'ascension — y aurait des précédents. Donc voici:

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Alors pour célébrer le Printemps, célébrer la Vie, l'Amour, les Plantes Vertes et le Frémissement de la Sève, je lance un concours exclusif et exigeant (les prix sont encore à déterminer). La question est simple:

– De quelle couleur seront les fleurs de l'orchidée? (personne ne le sait)

Question subsidiaire:

– Quel jour la première fleur fleurira-t-elle? (la photo donne l'état de la chose au 2 décembre 2011)

L'orchidée est consultable aux heures de bureau et sur rendez-vous.

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